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«Le taux d’accès à l'eau potable, a atteint aujourd’hui un niveau très élevé. Le Maroc a réussi à rattraper tous ses retards.»
Ali Fassi Fihri, Directeur général de l’ONEP

Entretien réalisé par f-z jdily   Le : 2010-02-08

L’Observateur du Maroc. Quel est l’objectif du partenariat maroco-allemand dans le domaine de l’eau ?

Ali Fassi Fihri. La coopération maroco-allemande est basée sur une approche globale et intégrée tant dans le domaine de l’eau que dans celui de l’énergie. Elle vise aussi la sécurisation de l’alimentation en eau potable des villes et la généralisation de l’accès à l’eau potable dans le monde rural. Je précise que des programmes d’assainissement liquide ont beaucoup bénéficié du soutien financier de l’Allemagne. Ce sont environ 500 millions d’euros qui ont été apportés par l’Allemagne à ce secteur. Le représentant du ministère de l’Energie en Allemagne a précisé lors d’une récente rencontre que nous avons organisée à Rabat que les évolutions récentes que connaît le Maroc dans le domaine du développement durable les ont beaucoup intéressés et qu’ils sont venus nous accompagner dans ce que nous sommes en train de faire. Le plan solaire marocain les intéresse également au plus haut point. Ils disent que ce plan est sérieux parce qu’il dispose d’une vision et d’une démarche pragmatique. Ils proposent de nous accompagner sur le plan financier et aussi sur le plan de la recherche et du développement. Par ailleurs, la charte pour l’environnement et le débat qui est lancé aujourd’hui font du Maroc un pays à la pointe dans ce domaine. Nous avons une vision claire pour assurer un développement harmonieux et durable.

Quelles seraient les retombées de ce partenariat sur le taux d’accès à l’eau potable dans le milieu rural ?

Déjà je précise que le taux d’accès a atteint aujourd’hui un niveau très élevé qui est de près de 90% pour le rural et 100% pour l’urbain, ce qui donne une moyenne de 96%. Le Maroc a réussi à rattraper tous ses retards. Cependant, l’idée n’est pas d’augmenter le taux puisqu’on est déjà à des taux satisfaisants. L’idée est de pouvoir gérer de manière rationnelle, globale et intégrée la problématique de l’eau et aussi le maintien et la sécurisation de ce que nous avons fait. C’est un travail plus difficile que d’équiper et d’apporter l’eau. Il s’agit de pouvoir assurer dans les 50 prochaines années l’alimentation en eau potable. L’Allemagne peut nous être utile par une approche de la gestion de la demande à travers la protection des ressources en eau et l’utilisation rationnelle tant dans l’agriculture que dans la consommation courante de l’eau potable.

Qu’en est-il du recyclage de l’eau ?

Aujourd’hui, nous avons plus d’une cinquantaine de stations d’épuration de l’eau. Le Maroc a su développer des moyens et des modes de financement de ces projets pour assurer des systèmes d’évacuation des eaux usées puis de leur traitement. Là encore, le Royaume réalise d’excellents résultats.

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