Nationale

 Dossier du Sahara
Vers le blocage total

Au regard des réponses qu’il a eues lors de sa premičre tournée dans la région, la mission du nouveau envoyé spécial de kofi Anan sur le dosier du Sahara, est un échec. Les positions sont diamétrallement opposées. Topo.

L´envoyé Spécial du secrétaire Général de Nations Unies Peter Van Walsum a terminé ce mardi sa premičre visite officielle dans les pays et les camps de Tindouf concernés par le conflit du Sahara Marocain. Le résultat est déjŕ connu, on peut la résumer en deux mots “ des positions opposées ”, ce qui implique que le Conseil de Sécurité de la ONU se trouve dans une situation délicate envers ce dossier et sans doute adoptera la prolongation de la mission du MINURSO, demande faite par le SG Kofi Annan Au début, Peter Walsum, l´ex-ministre de la diplomatie de la Hollande a été nommé dans ce poste pendant l’été dernier en remplaçant l´ex-envoyé spécial, le péruvien Alvaro De Soto qui a été refusé par l’Algérie et le Polisario en l’accusant de sympathie avec le Maroc. Les circonstances qui ont menées ŕ la nomination de Walsum sont connues, les confrontations qui ont eu lieux á Laayoune pendant le mois de mai dernier.

La visite de Walsum est passé relativement inaperçue parce que l’opinion publique nationale et internationael ont donné plus d’importance ŕ la polémique qui a suivit la crise du rapatriement des immigrants subsaharines vers leurs pays d´origine, notamment les présumées affirmations du Polisario selon lesquelles le Maroc a laissé des immigrés prés du mur défensive, et la réplique marocaine en accusant les séparatistes d’instrumentaliser l´affaire de l´immigration clandestin.

Walsum a visité pendant une semaine, Le Maroc, Les camps de Tindouf, l´Algérie, la Mauritanie et L´Espagne. Sa visite avait comme but de préparer pour le SG de l’ONU, Kofi Annan, un rapport contenant les différents points de vue des parties concernées, spécialement le Maroc et les séparatistes du Polisario. Ce rapport sera abordé le 28 octobre par le Conseil de Sécurité de l’ONU.

Les réponses qu’a reçues Walsum pendant sa tourné sont les suivantes :

Rabat : Walsum a été informé par le gouvernement de Driss Jettou et aussi par le Roi Mohammed VI personnellement que pour le Maroc la solution de ce conflit passe uniquement par une large autonomie pour les Sahraouis sous souveraineté marocaine.

Alger et les camps de Tindouf :Walsum a été informé par le président de la république algérienne et le chef des séparatistes, Bouteflika et Abdelaziz respectivement, que toute solution se basera sur le respect du Plan Baker qui consiste dans l´application d´une autonomie de quatre ou cinq ans, suivie d’un referendum de l´autodétermination.

Nouakchott :l´ex-ministre de la diplomatie hollandaise a écouté du nouveau chef de l´Etat Mohamed Fall que la Mauritanie se limite ŕ appuyer “ les efforts de L´ONU pour trouver une solution consensuelle au Sahara occidental”, selon l´expression utilisée par le gouvernement de notre voisin du sud.

Madrid : Walsum a tenu une réunion la nuit du mardi ŕ Madrid avec le chef de la diplomatie espagnole Miguel Ángel Moratinos. L´envoyé spécial de L´ONU a obtenu une réponse claire et qui, normalement, ne plaira pas ŕ Rabat, selon l´agence de presse espagnole Europa Press “ le gouvernement espagnol veut une solution “juste et définitive” pour le Sahara Occidental, qui permet l’exercice de la libre détermination du peuple saharaoui et qui sera dans le cadre de l’ONU ”.

Selon les experts, la mission de Walsum a échoué parce qu´il n´a pas pu convaincre les parties impliquées de céder ou de changer relativement de positions. L´ONU et, particuličrement le Conseil de Sécurité, se trouvent devant un vrai problčme: le blocage total du dossier aprčs plusieurs années de travail continu. Les solutions qui se présentent sont trois :

1- Imposer une solution aux parties impliquées, les données indiquent que ceci est peu probable dans l’immédiat, mais fort probable si le problčme persiste au delŕ du 2007.

2- le retrait de l’ONU, mais cette option signifierait un échec historique pour l’ONU aprčs tant d’années d’efforts.

3- prolonger la mission du MINURSO, c´est l’option ŕ court terme et qui sera adopté le 28 octobre, mais plusieurs indices indiquent que ce serait probablement la derničre prolongation.