FOCUS

Mohammed VI
L’année de la transparence

2007, année d’élections cruciales dans la vie politique du Maroc. Pour la premičre fois, les sondages ont été incontestables et les résultats ont reflété exactement le sentiment des Marocains qui se sont largement abstenus. Personne n’a rien caché, la transparence des élections allait ouvrir la voie ŕ une nouvelle maničre de gouverner sans rien cacher aux citoyens qui commencent ŕ prendre conscience de la réalité de leur pouvoir. Sur le plan international, le Maroc a beaucoup fait parler de lui en présentant aux Nations Unies, sa proposition d’autonomie pour résoudre définitivement la question de son intégrité territoriale. En concevant cette solution, Mohammed VI, n’a pas manqué de préciser que tout était négociable sauf la souveraineté du Maroc.

 

Abbas El Fassi
Un Premier ministre sans portefeuille

On ne sait pas si c’est Abbas El Fassi qui a marqué 2007, ou c’est cette année qui l’a marqué. Trčs contesté, le chef du parti de l’Istiqlal est parvenu au fauteuil de Premier ministre, dans un climat de suspicion générale. personne n’a cru que c’est lui qui a formé le gouvernement et pourtant il a toujours fait semblant. Aussi, tous les grands projets du gouvernement lui échappent et il ne fait qu’appliquer, comme il n’a cessé de le répéter, appliquer les directives royales.

 

Mohamed El Yazghy
Le grand départ

C’est le plus grand perdant de l’année 2007. Ses amis de l’Unions socialiste des forces populaires ne lui ont pas pardonné ses échecs répétés et surtout d’avoir fait du premier parti des élections de 2002, le cinquičme de celles de 2007. Ils ne lui ont surtout pas pardonné ses négociations avec le Premier ministre pour la constitution du gouvernement. Le parti n’a pas eu de grands portefeuilles et surtout il a hérité de ceux qui renferment le plus de problčmes. Ses amis l’ont finalement “démissionné” tout en lui permettant une sortie honorable.

 

Mohamed Sassi
Le politique anti-politicien

C’est le seul responsable politique qui a mesuré l’étendu de son échec et pris ses pleines responsabilités ŕ l’issue du scrutin de septembre 2007. Alors que personne ne lui a rien demandé, il a présenté sa démission, se remettant ainsi jugement des membres de sa formation politique. Le geste a été salué comme une nouveauté dans un champs politique oů les chefs ne démissionnent jamais d’eux-męmes.

 

Fouad Ali Al Himma
Je sčme ŕ tout vent

C’est incontestablement l’homme qui a le plus marqué la vie politique de 2007. Il a abandonné son poste de ministre d’Etat, chargé de l’Intérieur pour aller se frotter aux électeurs de sa région natale dans les Rhamnas. Il a ratissé large et sa liste de trois candidats a trusté tous les sičges. Ce n’était que la premičre victoire. La deuxičme, il allait l’atteindre en constituant un groupe parlementaire fort de 36 députés. Son groupe est actuellement le grand arbitre de la Premičre Chambre, surtout que le gouvernement de Abbas El Fassi ne dispose pas de la majorité nécessaire pour gouverner.

 

Abdeslam Ahizoune
Quand les télécoms marchent

Le secteur des télécommunications lui doit beaucoup au Maroc. C’est lui qui a tout chamboulé pour que le pays dispose aujourd’hui de l’un des outils de développement les plus performants. Maroc Telecom n’est plus une simple entreprise nationale, c’est une entreprise internationale qui investit dans d’autres pays, notamment africains. 2007 lui a apporté une nouvelle charge. Il est devenu le patron de l’athlétisme marocain, bonne nouvelle pour les athlčtes et les clubs qui voient ainsi leur sport géré par un des rares grands gestionnaires du pays.

 

Mustapha Bakkoury
L’épanouissement des compétences

La Caisse de dépôt et de gestion (CDG) est enfin sortie du brouillard oů elle aimait officier, loin des regards indiscrets. Le groupe marocain a multiplié les investissements dans les secteurs les plus porteurs. Il est devenu l’animateur principal de la vie économique et financičre du pays. Sa gestion est plus transparente grâce ŕ une communication simple et exhaustive. En plus, Bakkoury a su tisser des liens avec des groupes internationaux avec qui il investit partout oů c’est utile. Dépassant son rôle d’acteur économique simple, la CDG est devenue aussi une institution qui participe activement ŕ l’épanouissement des compétences.

 

Anas Sefroui
Grandir dans la mondialisation

Anas Sefroui dirige le plus grand groupe immobilier privé marocain. Le groupe Addoha est au centre de l’actualité économique par ses réalisations et par ses performances boursičres. Ses actionnaires n’oublieront jamais que les actions qu’il détiennent ont vu leur cours augmenter de maničre considérable. Le groupe excelle dans la création de valeur et ses actes indiquent qu’il en créera davantage. Le rachat au groupe Fadesa des 50% de parts qu’elle détient dans Fadesa Maroc vers la fin 2007 lui permet désormais de jouer ŕ l’international.

 

Touria Gebrane
J’ai tant donné

Dans le civil, la femme est d’une grande simplicité. Malgré sa renommée, elle n’a jamais perdu la tęte et ceux qui la connaissent assurent qu’il n’y a pas de risque que cela arrive depuis qu’elle est ministre de la culture. Son mandat n’a par contre pas commencé dans la quiétude. On n’arrive pas admettre qu’une femme sans grands diplômes puisse devenir ministre. Elle en a vu de toutes les couleurs, mais elle reste droite, bien qu’on imagine que les critiques acerbes qu’on lui a faites fassent énormément mal. Saadia Kriatif, c’est son vrai nom, a pourtant roulé sa bosse et a beaucoup appris de la vie. Elle s’est faite toute seule par ses propres efforts et ses souffrances.

 

Salwa Idrissi Akhennouch
Voir grand

La grande nouvelle pour les casablancais en 2007. Le groupe Aksal dirigé par Salwa Idrissi Akkhanouch va créer moyennant un investissement de 2 milliards de dirhams, l’espace commercial et de loisirs le plus grand d’Afrique du Nord. Morocco Mall sera pręte en 2010 sur la corniche de Casablanca. Avec ce projet, les Marocains et les touristes de passage dans la métropole auront de s’occuper.