Still loving who?
ANIS HAJJAM Le : 2010-02-08
Leur musique pique comme leur nom, avec quelques déficits de poison sur des ballades parfois nasillardes. Scorpions, plus grand groupe rock allemand du monde, décide de jeter l’éponge après 45 ans d’exercice et de loyaux services. Le 23 janvier dernier, ils annoncent, par le biais du guitariste-fondateur Rudolf Schenker, une séparation imminente. Comprenez un arrêt des hostilités après la sortie d’un ultime album studio, «Sting in the Tail», en mars prochain et une tournée mondiale collatérale de près de 200 concerts pouvant durer pendant… trois ans. «Nous voulons vraiment faire sauter les bouchons pour la finale et terminer cette carrière avec un album fort et une tournée spectaculaire», dit Schenker. C’est à Leipzig, dans l’est de leur pays natal, que Scorpions comptent démarrer cette série de shows. Et si les papys décrochent, c’est pour une question d’âge, assurent-ils. «Nous ne voulons pas que cela devienne indigne. Un jour, le corps ne fournit plus ce que l’on veut. On devrait s’en aller avant que cela ne se produise». Rudolf Schenker a-t-il, à travers ces propos, une douce pensée pour des aînés comme The Rolling Stones qui défient les lois de la nature ? En tout cas l’annonce est officielle et les fans du groupe ont encore trois longues années avant d’enterrer définitivement des bêtes de scène, hard rockers d’apparence, faiseurs de tubes en ballades («Still loving you», entre autres) et bons clients pour clichés photographiques. Avec ça, une production frénétique. 17 enregistrements studio et 5 albums live depuis «Lonesome Crow» sorti en 1972. Et des scènes, encore des scènes. Qu’ils restent dignes jusqu’au bout de cette dernière tournée.
Dans la même rubrique:
- Et après, on Ferrat quoi ?
- Aragon Louis doit un peu
- Oreilles sensibles, s’abstenir
- Cameron, l’homme miné
- Film à hauteur d’homme
- La vedette Biolay à Johnny
- Malika règne sur l’Italie
- Simplicité et générosité
- 22, v’là la dance pop
- Ce fut la dernière coupe
- Alexander McQueen à jamais
- Musique du monde, musiques urbaines
- Des vieux et des chaises
- L’ancien et la confirmée
- La belle, le poète et le photographe
- La leçon de choses
- Serge Pena et consorts
- Whatever Mouftakir wants
- NRJ et beaucoup de sueur
- Le rire dans la société
- Et la sono se fit mondiale
- L’art 7e à Tanger
- Mieux vaut guitare que jamais
Commentaires
Ajouter un commentaire








